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Psychiatre de formation, marié, père de quatre enfants, Saïd SADI est né le 26 août 1947, à Aghribs, en Kabylie.
Etudiant en médecine à l\\\'Université d\\\'Alger, il participe activement, dans des regroupements échappant au contrôle du Parti unique, au renouveau culturel algérien.
1978: Il conclut, au nom d\\\'un groupe de militants du Mouvement culturel berbère, une alliance avec Aït-Ahmed, et réanime le FFS, dont il assume la direction pour l\\\'intérieur du pays. Il exerce alors comme médecin à l\\\'hôpital de Tizi-Ouzou.
1980: Principal animateur du Printemps berbère, Saïd SADI est arrêté le 20 avril puis déféré devant la Cour de sûreté de l\\\'Etat avec 23 autres codétenus. Tous seront libérés le 26 juin, sous la pression populaire et sans procès.
Septembre 1981: Arbitrairement muté à Khenchela, dans les Aurès, suite à un appel à la grève qu\\\'il avait lancé avec ses camarades, il refuse de rejoindre son poste et reste sans travail durant une année et demie. Il réintégrera sa place grâce à la solidarité du corps médical.
Début 1982: Déjà à l\\\'état latent depuis un an, des divergences de vue par rapport à Hocine Aït-Ahmed, quant à la conception du type de lutte à mener, se précisent désormais. Privilégiant alors l\\\'action sur le terrain, Saïd Sadi se détache du FFS, suivi de la quasi-totalité du groupe de militants composant le Mouvement culturel berbère.
10 février 1985: Il est enlevé au tribunal de Tizi-Ouzou, alors qu\\\'il venait apporter son soutien à des fils de Chahids (orphelins de guerre) qui devaient être jugés ce jour-là. Il sera libéré au bout d\\\'une semaine.
21 août 1985: Saïd SADI, arrêté et inculpé en qualité de membre fondateur de la première Ligue des droits de l\\\'Homme, - une ligue interdite -, sera déféré une nouvelle fois devant la Cour de sûreté de l\\\'Etat. Le 17 décembre , Comparaissant devant la Cour de sûreté de l\\\'Etat, il dénonce la faillite de la gestion du FLN. Entre autres, quelques chefs d\\\'accusation retenus contre lui étaient même passibles de la peine de mort.
1988: Il active pour la mise en place de la première section d\\\'Amnesty International.
Octobre 1988 : Avec trois de ses camarades, il appelle à la tenue des assises nationales du Mouvement culturel amazigh.
9 et 10 février 1989 : Tenue des assises du Mouvement culturel amazigh qui se terminent par la création du R.C.D., acronyme de Rassemblement pour la culture et la démocratie. Saïd SADI est élu à sa tête au poste de Secrétaire Général.
26 décembre 1991: Le raz-de-marée électoral intégriste provoque un climat de panique généralisée. Saïd SADI lance alors un appel solennel à l\\\'interruption du processus électoral : « Je ne veux pas aller à l\\\'enterrement de mon pays », dira-t-il le 30 décembre.
Décembre 1992: C\\\'est dans un contexte particulièrement marqué par la fuite en avant provoquée par les désordres annonciateurs de la barbarie intégriste que Saïd SADI, resté sur la brèche parmi les siens, énonce sa \\\'\\\'Plate-forme pour l\\\'Algérie républicaine\\\'\\\'.
10 Novembre 1993: Il lance un appel à la tenue des Etats généraux des patriotes républicains, dans lequel il écrit : \\\" La République , pour nous, c\\\'est la garantie des droits et des chances pour les plus humbles .\\\" Cinq mille cadres, syndicalistes, anciens maquisards, entrepreneurs, etc., répondront à cet appel par la création du Mouvement pour la République (MPR) le 25 novembre.
21 Mars 1994: Devant la barbarie des assassinats intégristes qui prennent pour cible les forces vives refusant de se soumettre à l\\\'ordre intégriste, et face à l\\\'incapacité de l\\\'Etat d\\\'assurer la sécurité des citoyens, Saïd SADI lance un autre appel à la résistance.
29 Juin 1994: Lors de la marche organisée à Alger à l\\\'appel du MPR, l\\\'attentat à la bombe, qui visait personnellement Saïd SADI, fait deux morts : Rabah Chabane et Mohamed Méziane, et 71 blessés.
1994 - 1995: A travers tout le territoire national, Saïd SADI rend visite à plusieurs comités de résistance ; il se rend notamment à Zbarbar, fief des GIA.
11 Septembre 1995: Saïd SADI se porte candidat à l\\\'élection présidentielle de novembre. Malgré la fraude il obtient un million deux cent mille voix, soit près du double des suffrages recueillis jusque-là par l\\\'ensemble des partis démocrates.
Juin 1997 : Saïd SADI est élu député d\\\'Alger.
Février 1998: Saïd SADI, à la faveur des modifications statutaires nouvelles, est réélu comme président du RCD, par mille deux cents délégués réunis dans un deuxième congrès du parti.
Mars 1999 : Estimant le scrutin à venir peu crédible, Saïd SADI ne se porte pas candidat à l\\\'élection présidentielle anticipée du 15 avril. Il appelle à boycott.
Septembre-Décembre 1999: Saïd SADI annonce, à l\\\'issue de longs débats au sein du Rassemblement, la participation du RCD au premier gouvernement mis en place par BOUTEFLIKA. Deux portefeuilles ministériels sont alors confiés à des responsables du parti.
29 Avril 2001 : La répression sanglante déclenchée en Kabylie amène un retrait immédiat des ministres R.C.D. du gouvernement. SADI déclare, à cette occasion : \\\" Nous ne pouvons rester dans un gouvernement qui tire sur la foule .\\\"
Mai 2001: Par une lettre adressée au président du FFS, Saïd SADI tente vainement de renouer le contact avec ce parti. Son souhait d\\\'une association ponctuelle avec ce parti, pour une manifestation conjointe ayant pour objectif de dénoncer et de mettre fin à la répression sauvage mise en œuvre, n\\\'est pas entendu.
14 juin 2001: Il participe à la marche sur Alger : une marche qui sera violemment réprimée.
Septembre 2001: A l\\\'université d\\\'été du RCD, Saïd SADI préconise une réorganisation administrative de l\\\'Algérie sous l\\\'angle de la régionalisation.
4 décembre 2003: A l\\\'initiative de Saïd SADI, les Etats généraux des républicains démocrates réunissent quelque deux mille participants.
18 janvier 2004: Après plusieurs déclarations de l’armée de se retirer de la scène politique, Said SADI annonce sa candidature à la présidentielle d’avril. La neutralité de l’institution militaire sera publiquement et solennellement réitérée par ses plus hautes autorités, ce qui confèrera à cette élection un engouement populaire exceptionnel.
Le jour du vote ce sont les militaires qui encadrent le scrutin, bourrent les urnes et dressent les procès-verbaux. Said SADI ayant fait jeu égal avec BENFLIS et BOUTEFLIKA pendant la campagne déclarera : « l’armée algérienne vient de perdre définitivement sa crédibilité. Nous n’avons pas échappé à la fraude mais plus personne ne nous empêchera d’exiger les arbitrages qui permettront au peuple algérien de choisir librement ses représentants. »
Sous sa direction, un livre blanc est édité rapportant les dépassements et autres violations qui permis le maintien de Bouteflika au pouvoir.
La chape de plomb qui s’abat sur le pays cible en premier lieu le RCD. Pendant cinq ans, Said SADI et les dirigeants du RCD seront bannis de la télévision et des radios publiques, uniques média audio visuels du pays. Une communication de proximité est entreprise. Au moment où toute la classe politique démissionne, Said SADI anime des rencontres à travers tout le pays où des milliers de citoyennes et de citoyens de toutes origines débattent et échangent avec le Président du RCD et prennent date pour l’avenir.
Premier résultat de cette stratégie, les élections locales partielles de novembre 2005 permettent au RCD de réhabiliter la scène politique en KABYLIE après trois années de manipulations et de stratégie du pourrissement du pouvoir qui ont déstabilisé la région. Pendant la campagne le président du RCD dénonce les services de renseignements à l’origine de ces manœuvres.
A l’université d’été du RCD de septembre 2006, Said SADI réhabilite le projet de
En février 2007 le troisième congrès, grand moment de relance d’une vie publique congelée, rassemble 2113 délégués des 48 wilayas d’Algérie et replace l’opposition démocratique dans le jeu politique. Said SADI est réélu à la quasi unanimité à
En Mai 2007, Said SADI est tête de liste à Alger aux élections législatives. Il est élu malgré une fraude qui rive, comme en 1997, le RCD au nombre fatidique de 19 sièges ;
En novembre 2007, Said SADI sillonne l’Algérie pour la campagne des élections locales. Pour la première fois dans l’Algérie indépendante, un parti de l’opposition démocratique remporte des communes aux quatre coins du pays malgré la partialité et la violence de l’administration. Pérennisant une tradition de témoignage dans l’action, un autre livre blanc est publié, montrant le combat mené par des citoyens dans toutes les régions d’Algérie en faveur de la démocratie alors que jusque là ces populations isolées étaient réduites à subir le pouvoir ou suivre l’intégrisme quand elles voulaient s’opposer au régime.
Cette remarquable percée fera dire à Said SADI : que « le RCD a brisé le dernier mur de Berlin, ajoutant, qu’au-delà des résultats, cette élection a fait franchir au pays un seuil irréversible en faveur de l’opposition démocratique qui n’est pas, comme se plait à le dire le pouvoir, uniquement une force de contestation mais d’abord et avant tout une alternative de gestion face à la faillite du régime ».