Communiqu? du Groupe Parlementaire du RCD
Publié: 30/06/07

  • Les r?ponses apport?es par le chef du gouvernement ont confort? le RCD dans ses prises de position ?nonc?es par ses d?put?s dans l?h?micycle. Eu ?gard ? une composante issue d?une fraude ?lectorale r?currente, le chef du gouvernement ne pouvait qu?escamoter son intervention sur des sujets sensibles, renfor?ant le RCD dans son option de refus de ces pratiques et de toute politique issue de ce ph?nom?ne.

    Sans surprise, le chef du gouvernement s?est d?tourn? du chapitre relatif ? la bonne gouvernance, r?duite au renforcement des pouvoirs d?j? exorbitants du wali.

    Le gouvernement accentue d?ailleurs le d?s?quilibre des pouvoirs entre l?ex?cutif et l??lu sur l?ensemble des ?chelons des institutions (national, wilayal et local).

    Le statut de l??lu devient une affaire urgente afin de clarifier les r?les entre les instances ex?cutives et d?lib?rantes et surtout de permettre aux repr?sentants l?gitimes du peuple de jouer leur r?le de contr?le de l?ex?cutif et d?interm?diaire entre la soci?t? et l?Etat. La fracture actuelle entre le pays r?el et le pays l?gal est dangereuse pour la stabilit? des institutions et la coh?sion sociale.

    Quant aux libert?s publiques s?rieusement r?duites ces derni?res ann?es, le chef du gouvernement a pr?f?r? esquiver cette probl?matique en se contentant de s?engager sur l?am?lioration des conditions carc?rales.

    Rien sur la libert? d?expression, la d?p?nalisation du code de l?information et le libre acc?s aux m?dias lourds. L?autre fracture non encore consolid?e est la corruption, ph?nom?ne sur lequel le chef du gouvernement a presque reconnu son impuissance en le r?duisant ? un effet mondial. En occultant les raisons internes de cette pratique, il passe outre les v?ritables r?ponses -entre autre la fraude ?lectorale nourrici?re- et les instruments de lutte contre ce fl?au avanc?s par le groupe parlementaire du RCD.

    En r?alit?, il ne peut y avoir de bonne gouvernance, sans respect du suffrage populaire accompagn? de pr?rogatives importantes aux ?lus ? l?avenir, du d?veloppement des libert?s d?mocratiques et de l?ind?pendance de la justice.

    En dehors de l?am?lioration de la somme allou?e au filet social, ce domaine exprime mieux l?imp?ritie du pouvoir ? am?liorer la situation des d?munis en exploitant de fa?on efficiente et combin?e la manne financi?re et la mobilisation de la population d?soeuvr?e. Il n?y a pas meilleur indice de l??chec de cette politique que la maintien ? un niveau ?lev? du ch?mage et le ratage des d?lais dans la construction des logements, malgr? la promesse maintes fois exprim?e par le chef de l?Etat d?aller vite en la mati?re.

    Interpell? par l?absence de justice devant le crime, contenue dans les dispositions de la charte pour la paix et la r?conciliation nationale, Monsieur Belkhadem a choisi l? aussi, le silence alors que cette option est la pierre angulaire de sa politique.

    Au final, l?APN a eu ? entendre un discours l?nifi? d?un chef de staff en lieu et place d?un chef de gouvernement. La mani?re de s?adresser d?lib?r?ment et sans distinction aux d?put?s, selon les sept axes contenus dans son programme, montre ? l??vidence une volont? de ne pas aller au fond des choses.

    Du reste, la menace voil?e ? l?encontre des d?put?s de l?opposition de ne pas trouver la disponibilit? de l?Etat dans leur travail est une d?rive dangereuse dans la pratique l?gislative et politique. Cela accentue la partialit? de l?administration, d?j? fortement engag?e dans la fraude ?lectorale, et inf?od?e malgr? au pouvoir.

    En votant contre le projet du gouvernement, le RCD a r?affirm? son engagement de lutter pour une plus large d?mocratisation des institutions, une plus grande transparence dans la gestion des affaires publiques et une am?lioration de la situation sociale du peuple alg?rien.

    Alger, le 30 juin 2007.